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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 20:23

Contributions au "débat sur l'identité"...

images.jpgPlusieurs lecteurs de Synthèse nationale nous ont signalé que, curieusement, leurs contributions qu'ils avaient rédigées dans le cadre du "débat national sur l'identité" n'étaient pas passées sur le site prévu à cet effet par M. Besson. Pour être sincère, nos lecteurs ne sont pas vraiment surpris. Espace de liberté, Synthèse nationale leur offre donc la possibilité de publier leur point de vue. Si vous êtes dans ce cas, n'hésitez-pas a nous adresser le message que vous avez envoyé à M. Besson.

 

 

De Philippe Pierson (Ile-de-France) :

 

L’identité nationale, l’identité française, c’est la mienne. C’est moi.

 

Parce que je suis d’ici et pas d’ailleurs. Et tous mes ancêtres avant moi.

 

Parce que chaque mot que je dis est français, chaque bouffée d’air que je respire, chaque pensée est française.

 

Je suis français dans tout mon corps, dans tout mon être.

 

Je suis français par Molière, par Baudelaire, par Monet, par Watteau, par Corneille, par François Villon, par Ronsard, par Cocteau, par Zola, par Proust, par Colette, par Céline et par Barrès.

 

Je suis français par Jeanne d’Arc, par Louis XIV, par Monsieur de Charette, par Mermoz, par Charlotte Corday et par Louise Michel, par le curé d’Ars et par Saint Vincent de Paul.

 

Par le Mont Saint Michel, la cathédrale de Chartres, l’île Saint Louis, les alignements de Carnac et le pont du Gard.

 

Par mes grands-pères et grands-oncles dans la boue de Verdun et le sable des Dardanelles.

 

Par le sang, la sueur, les prières et les chants des mes centaines d’aïeux qui ont labouré, travaillé, créé et embelli ce pays.

 

Je suis français, par la terre, par les morts et par mes enfants.

 

Français. Pas autre chose et pas autrement.

 

Et nous sommes encore des dizaines de millions dans ce cas.

 

Et si la France était une république soviétique ou une monarchie de droit divin,

 

Si son hymne était « mon cul sur la commode »,

 

Sa devise « Dieu est avec nous » ou « Honneur et Cassoulet »

 

Si son drapeau était rose avec des étoiles vertes.

 

Même si son Président s’appelait Sarközy.

 

Je serais français quand même.

Source Synthese Nationale


Par Nouvelle Droite Populaire section de Forbach
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 20:11

Dérives du recrutement policier...

Philippe Randa 5.jpgLa chronique de Philippe Randa

 

Les policiers malhonnêtes qui rançonnent, trafiquent, volent ou trahissent le secret professionnel contre monnaie sonnante et trébuchante ne sont évidemment pas la majorité des policiers. Et ne le seront jamais.

 

L’histoire de la Grande Maison est par ailleurs jalonnée de policiers malhonnêtes. Ce n’est pas un phénomène nouveau. La littérature et le cinéma en ont rendu compte autant qu’écrire ou filmer se peut et Claude Zidi les a même rendus fort sympathiques sous les traits de Philippe Noiret et de Thierry Lhermitte dans sa trilogie des Ripoux.

 

Mais si la littérature et le cinéma restent avant tout distrayants, la réalité est toute autre. À preuve, ces deux policiers filmés la semaine dernière en flagrant délit de vol dans un magasin parisien de téléphonie. Tout y est pitoyable : un braquage sans panache qui aurait pu déraper en tuerie, un butin minable – cartes de téléphone pré-payées et fond de caisse – et une arrestation quasi-immédiate des apprentis-braqueurs n’ayant même pas prêtés d’attention à la caméra qui filmait leurs exploits.

 

Simple fait-divers sans rien d’exceptionnel ? Oui… et non. Fait-divers incontestablement, mais sans doute révélateur de la dégradation du recrutement policier. Car de nouvelles générations de policiers remplacent les anciennes. Rien de plus logique. L’ennui est que les motivations des jeunes recrues sont souvent bien différentes de celles de leurs aînés.

 

L’assurance d’un salaire régulier dans une profession échappant aux affres du chômage attire désormais bien davantage que la protection de la veuve et de l’orphelin ou encore le maintient de l’ordre et de la paix

 

Ce qui explique en grande partie toutes les dérives actuelles de certains représentants de l’ordre : imbécile harcèlement via des contrôles d’identités à tort et à travers ; multiplication inutile autant qu’humiliante des gardes à vue ; dangereux fichier stic aux données incomplètes, fausses, datées, périmées ou non-actualisées, dans lequel figurent cinq millions et demi de personnes, victimes tout autant qu’auteurs présumés de délits ou de crimes ; explosion des verbalisations pour les automobilistes ; violences verbales ou physiques…

 

Ainsi se creuse de plus en plus un fossé d’incompréhensions, d’aigreurs, voire de détestations, entre l’institution policière et les citoyens.

 

Exiger des forces de l’ordre une « politique du résultat », pourquoi pas ! À condition toutefois de mettre en œuvre auparavant une plus exigeante encore « politique du recrutement ».

 

Une évidence qui a visiblement échappé à un ancien ministre de l’Intérieur, devenu président de la République.

Source Synthese Nationale

Par Nouvelle Droite Populaire section de Forbach
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 20:03

images.jpgHier, jeudi 10 décembre, la commission des affaires institutionnelles du sénat entamait l'examen d'une proposition de loi du sénateur Philippe Mahoux sur une application stricte de la séparation entre l'Eglise et l'Etat. Application qui pourrait être suivi jusqu'à dans les cimetières avec l'interdiction des croix.

Cette proposition de loi est soutenue par le Parti Socialiste (parti francophone de gauche), le parti de droite néerlandophones l'Open vlaams Liberalen en Democraten et par un autre parti de droite mais celui ci francophone, le Mouvement Réformateur.

Reste à voir quelle sera la position du CD&V, aujourd’hui dans la majorité. La proposition de loi soutient notamment une interdiction généralisée pour tout agent ou préposé des pouvoirs publics de manifester, de quelque manière que ce soit, ses convictions religieuses et philosophiques, indépendamment du fait qu’il soit ou non en contact avec le public, est soutenue par des sénateurs MR, Open Vld et Ecolo, peut-on lire dans le Standaard et le Nieuwsblad.

Les parties communes des cimetières devraient aussi respecter strictement le principe de neutralité, ce qui se traduirait par exemple par une interdiction d’apposer des croix dans ces parties communes.

L’organisation de solennités officielles ne pourrait se faire que dans un cadre purement civil, selon la proposition de loi, qui vise ainsi notamment le Te Deum annuel (hymne chrétien).

Si ceci n'est pas de l'extrémisme laïque qu'est-ce donc alors ? Nous vous le demandons...

Par Nouvelle Droite Populaire section de Forbach
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 12:26

DSC01882.JPGPar Pierre Descaves

Le vote des citoyens suisses a révélé les graves divergences d'appréciation existant entre les élus et le peuple qui les a mandatés.

Déjà en France et en Hollande, ce désaccord avait été constaté à l'occasion du référendum sur le projet de "constitution de l'Europe".

Ceux qui se prétendent les "élites" sont apparues, en réalité, comme les marionnettes des puissances européistes et donc mondialistes

Ces dernières n'ont-elles pas décidé, dans leurs conciliabules secrets : "Le verrou qu'il faut faire sauter, c'est la Nation".

Puisque les peuples résistent, il faut changer les peuples et, pour cela, ils ont instauré le brassage mondial des populations.

Pour réaliser leur domination mondiale il leur faut "un seul peuple», métissé à outrance et "une seule religion" l'islam , après avoir éliminé toutes les autres.

Pourquoi ont-ils choisi l’islam? C'est la seule qui gère,à la fois, le civil et le religieux.

La laïcité ne peut exister. Le Coran est la parole d'Allah et personne ne peut la modifier. Faut-il rappeler que le sinistre Ben Laden a été mis en place et aidé, à l'origine, par le gouvernement américain et que sa traque mondiale est restée improductive.

Puisque les élus ne veulent ni consulter le peuple par référendum, ni respecter ses décisions lorsqu'il a pu les exprimer, les électeurs devront clairement se prononcer.

Soit ils accepteront la disparition de la Nation française et la dilution de notre peuple dans un innommable magma, soit ils décideront de rétablir la souveraineté du peuple, conformément aux dispositions de la déclaration du 26 août 1789 et des 5 Constitutions successives de la République.

Rappelons aussi, à ces imposteurs, que les impératifs de la vie en société des musulmans ont été inscrits dans le Coran en l'an 632 et que personne ne peut modifier la parole d' Allah. Ceux qui tentent de faire croire à l'existence d'un islam modéré sont des affabulateurs, des désinformateurs, des imposteurs.

Pour prier Allah, pas besoin de minarets ! Une salle de prière suffit.

Le minaret est une prise de possession du territoire et nous devons nous y opposer. Les clochers des églises existaient avant même la création de l'islam. Ils sont chez eux en terre chrétienne.

Nous refusons la transformation de nos paysages comme nous refusons de belphégoriser nos femmes. S'ils sont malheureux chez nous, personne ne leur interdit de retourner vivre en terre d'Islam d'où ils sont venus.

Voici les consignes de France-Résistance:

·         Réunir localement tous ceux qui s'opposent à la construction des minarets marquant l'existence des mosquées.

·       Éliminer lors de la prochaine consultation électorale tous les candidats, quelle que soit leur appartenance politique, dès lors qu'ils ont bafoué les décisions du peuple en votant pour le traité de Lisbonne ou pour l'édification de minarets.

 

La résistance est une question de volonté.

Source.Synthèse Nationale

Par Nouvelle Droite Populaire section de Forbach
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 11:00


C'est une vérité cadenassée par la loi républicaine, limitée par le risque d'exploitation politique, verrouillée par la peur d'une stigmatisation et étouffée par le politiquement correct. Les enfants d'immigrés sombrent apparemment plus souvent dans la délinquance que les autres Français. Comment évoquer sereinement ce phénomène? Le passé colonial de notre pays, de même que l'utilisation de fichiers raciaux sous le régime de Vichy et, depuis une trentaine d'années, le discours xénophobe du Front national ne facilitent guère une analyse rationnelle de la situation. Quelques voix - sociologues, criminologues, policiers ou politiques - commencent à aborder la question. L'Express a tenté de le faire, sans tabou ni idéologie.


Les voyants sont au rouge, mais les statistiques sont muettes sur le sujet. Le seul distinguo autorisé par l'administration porte en effet sur la nationalité, et non sur l'origine. Chaque année, les étrangers représentent environ 20% des délinquants (1). Mais les chiffres masquent une réalité autrement plus dérangeante, plus difficile à cerner aussi. Longtemps, on a cherché à cacher, maladroitement, la surreprésentation des enfants de l'immigration, pourtant visible, au motif qu'ils sont d'abord des enfants de la France. Sous le gouvernement Jospin, des consignes non écrites ont même été passées aux services de communication de la police. «On nous demandait de ne citer aucun prénom, se souvient un communicant de l'époque. C'était considéré comme trop stigmatisant.»


Cependant, les policiers de terrain le constatent depuis des années. Et, aujourd'hui, ils s'inquiètent notamment de l'agressivité de jeunes Blacks, en échec scolaire, coupés de tous repères familiaux. «Les Noirs que nous interpellons se manifestent par une violence instantanée, constate un commissaire en poste dans une banlieue sensible. Ils sont fréquemment impliqués dans des vols à l'arraché ou des vols à la portière. Tandis que les Maghrébins, par exemple, sont plus structurés, autour des réseaux de drogue.» Les émeutes en banlieue, en novembre 2005, ont jeté à la face du monde l'image de jeunes Français d'origine étrangère, harcelant les forces de l'ordre et incendiant des voitures.


A quoi ressemblent les délinquants de tous les jours? Pour le savoir, il suffit de se plonger dans un fichier méconnu, baptisé «Canonge», qui comporte l'état civil, la photo et la descrïption physique très détaillée des personnes «signalisées» lors de leur placement en garde à vue. Grâce à cette base de données présentée à la victime, celle-ci peut espérer identifier son agresseur. Or ce logiciel, réactualisé en 2003, retient aujourd'hui 12 «types» ethniques: blanc-caucasien, méditerranéen, gitan, moyen-oriental, nord-africain-maghrébin, asiatique-eurasien, amérindien, indien, métis-mulâtre, noir, polynésien, mélanésien.


Cet outil est à manier avec prudence. D'abord, parce que, même si le Canonge est légal, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) interdit d'exploiter ses renseignements à d'autres fins que celle de la recherche d'un auteur présumé. Ensuite, parce qu'il ne dit rien de la nationalité et de l'origine de l'individu - qui peut être français depuis plusieurs générations malgré un physique méditerranéen, par exemple. Enfin, parce que les mentions sont portées par l'officier de police, avec la part de subjectivité que cela suppose.

«Je vous avais prévenu: il y a peu de Gaulois !»

A Paris, le Canonge comprend environ 103 000 hommes, dont 37% de Blancs, 29% de Nord-Africains et 19% de Noirs. Pour l'anecdote, un seul Mélanésien est référencé. «Mes agresseurs avaient entre 18 et 20 ans. Plutôt grands, d'origine maghrébine: je n'avais pas d'autres indications à fournir à la police, se souvient une victime d'agression. J'ai été invité à les reconnaître dans le fichier. J'ai mis une bonne heure: il y avait plus de 2 000 photos.»


Cette proportion de Français d'origine étrangère est encore plus forte parmi les jeunes de certaines banlieues. Ainsi, dans cette commune du Val-d'Oise, où plus de 7 500 hommes âgés de 25 ans sont répertoriés dans le fichier Canonge, les Blancs représentent moins de 2%, de même que les Noirs, contre près de 45% pour les Nord-Africains, soit 3 200 individus. «Je vous avais prévenu: il y a peu de Gaulois!» indique un enquêteur. Dans un département de la grande couronne, comme la Seine-et-Marne, les Blancs constituent la moitié des suspects. Dans les départements ruraux, le taux est plus élevé.


La lecture des mains courantes des commissariats prouve cette répartition inégale. Ces outils recensent le tout-venant de la délinquance: des délits de fuite au vol à la roulotte, en passant par les troubles du voisinage. L'Express a pu en consulter deux, l'une dans un arrondissement chic de Paris, l'autre dans un secteur populaire. Elles ne se ressemblent pas.

Dans le premier cas, les habitants se plaignent plus de cambriolages et de tapages nocturnes que d'agressions ou de trafics de drogue. La main courante mentionne bien un «indésirable» nord-africain, un SDF né au Nigeria et l'interpellation d'un voleur russe, mais peu d'incidents soulignent la problématique de l'immigration. Dans le second cas, en revanche, on note, d'abord, que les faits sont plus nombreux et plus graves: problèmes de rixes avec coups et blessures, de dégradations de biens, de menaces, de violences ou de consommation de stupéfiants, etc. On observe, ensuite, que 73% des auteurs recensés ont un nom à consonance étrangère. Extraits.


Dans la nuit, Houria est frappée par son frère Samir (2), mais les parents refusent qu'elle porte plainte. Le matin, la police arrête Abdoul pour «menaces de mort et dégradations légères de biens privés». Une heure plus tard, Saïd est interpellé pour avoir frappé et tenté d'étrangler son épouse. Dans l'après-midi, trois individus, Izamona, Kabeya, Ibrahima, sont évincés d'un hall d'immeuble. Ils auraient menacé, à plusieurs reprises, une résidente, qui «commencerait à avoir peur pour sa vie». Plus tard, Jérôme, lui, est interpellé pour usage illégal de produits stupéfiants. Pierre et Michel sont conduits au poste pour avoir insulté et violenté deux agents de la RATP dans le métro. Dans un autre secteur, une femme, victime d'un vol avec violence, est conduite à l'hôpital. Son agresseur est de «type nord-africain, portant des lunettes carrées, un blouson noir et des baskets». Utilisant un gaz lacrymogène, il lui a dérobé son porte-cartes et du liquide. La soirée se termine par de nombreux troubles de voisinage et des différends entre époux. Fait notable: la majorité des victimes semblent, également, issues de communautés étrangères. «C'est le reflet de la population de ces quartiers», explique un officier.


Au bout de la chaîne, l'administration pénitentiaire a depuis longtemps intégré l'aspect ethnique. Le visiteur qui, pour la première fois, pénètre dans une prison en région parisienne le voit immédiatement. Il découvre le vrai visage des détenus: blacks et beurs, à une écrasante majorité. «Nous sommes pris par l'urgence. Nous devons avoir une gestion pragmatique, souligne Jean-François Forget, secrétaire général adjoint de l'Ufap, syndicat majoritaire chez les surveillants. Cela ne date pas d'aujourd'hui. Lorsque j'étais en poste aux Baumettes, à Marseille, on ne parlait que de pizzas et de pâtes aux étages où étaient incarcérés les détenus d'origine italienne.» A la maison d'arrêt de la Santé, à Paris, qui compte plus de 100 nationalités, les ethnies sont réparties selon les bâtiments: Européens au bloc A, Africains au B, Maghrébins au C, etc. Un regroupement qui se fait, souvent, à la demande du détenu lui-même.


Des sociologues, peu suspects de racisme, ont commencé à briser le tabou de la surreprésentation des jeunes issus de l'immigration dans la délinquance. Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS, fut l'un des pionniers. Il y a neuf ans, certains de ses collègues l'ont mis en garde: il forçait le couvercle d'une boîte de Pandore, celle du communautarisme. Il a commencé par définir le concept d' «origine étrangère». Tâche difficile dans une nation qui s'est construite au rythme des brassages successifs de populations. Le sociologue a considéré que cette origine se définissait par le fait qu'au moins l'un des deux parents était étranger ou né hors de France.


«Faut-il le rappeler? L'écrasante majorité des enfants d'immigrés ne pose aucun problème, tient à souligner Roché, qui a mené plusieurs études à Grenoble et à Saint-Etienne. En examinant les condamnations intervenues de 1985 à 2000 dans l'Isère, il apparaît que 94% des jeunes jugés sont de nationalité française, mais 60% sont d'origine étrangère ou étrangers.» De même, ils sont plus souvent impliqués dans des «faits graves».

«Analyser les discriminations»

Quant à l'explication du phénomène, elle fait l'objet de controverses entre chercheurs. «C'est d'abord la conséquence d'une position sociale: les jeunes délinquants d'origine étrangère sont majoritairement des enfants des quartiers ouvriers, des fils des familles nombreuses les moins armées scolairement et les plus précaires économiquement», soutient Laurent Mucchielli, directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip) (3). Selon les études de Roché, l'origine sociale n'explique pas tout. «Certes, 80% des jeunes délinquants d'origine maghrébine ont des parents ouvriers ou employés, souligne-t-il. Mais, à niveau socio-économique équivalent, les enfants d'immigrés sont plus délinquants que les autres. L'échec scolaire et un rapport difficile à l'autorité représentent des facteurs déterminants.»


Mais comment évoquer cela sans fissurer davantage notre modèle républicain ni céder au communautarisme? Faute d'un instrument de mesure adapté, les autorités françaises demeurent incapables d'estimer avec précision le phénomène et d'en tirer les leçons. Faut-il instaurer un dispositif ad hoc, qui présenterait l'intérêt d'évaluer le travail policier? C'est l'avis de Laurent Mucchielli: «Ces statistiques, loin d'entériner ou de nourrir un quelconque racisme, seraient au contraire des éléments utiles pour analyser les discriminations dont les personnes étrangères sont fréquemment victimes.»


Les policiers, qui ont pourtant été les premiers à donner l'alarme, sont, eux, partagés. «J'arrête des délinquants, pas des étrangers ou des Français», lance un commissaire. «Si on bâtit un indicateur racial, on va tomber dans le piège de la discrimination et diviser les Français», ajoute un autre. «Un tel outil, fondé à la fois sur des éléments statistiques et sur des analyses sociologiques, permettrait d'expliquer beaucoup de choses, pense, au contraire, Jean-Marie Salanova, patron du Syndicat des commissaires et des hauts fonctionnaires de la police nationale. On ne pourra continuer à ignorer le phénomène très longtemps, non pour stigmatiser, mais pour comprendre. Ce qui serait le moyen d'éviter les réponses simplistes.» «Cela peut être un outil pratique pour les policiers et pour les chercheurs, estime Bruno Beschizza, secrétaire général du syndicat Synergie Officiers. Mais c'est aux politiques de prendre une décision d'une telle importance, car elle doit concilier la recherche de la vérité et la garantie des libertés individuelles, voire religieuses.»


L'Express a contacté plusieurs anciens ministres de l'Intérieur qui n'ont pas souhaité commenter les conclusions de notre enquête. Seul le socialiste Daniel Vaillant ose aujourd'hui briser le tabou. Il se prononce en faveur d'une étude sur le sujet (lire l'encadré). La France, parfois, a du mal à se regarder dans les yeux.


(1) Ce chiffre comprend les infractions liées à l'immigration clandestine.
(2) Pour des raisons d'anonymat, les prénoms ont été changés.
(3) Penser la question de la «surreprésentation des jeunes de l'immigration dans la délinquance», à paraître aux éditions La Fabrique
Source Yanndarc
Par Nouvelle Droite Populaire section de Forbach
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